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[Critique] Les Larmes de la Malédiction




Titre
: Les Larmes de la Malédiction (La Maldición de la Llorona)
Réalisateur : Rafael Beladon
Année : 1963
Avec : Rosa Arenas, Abel Salazar, Rita Macedo
Genre : Fantastique, Epouvante
Durée : 1h20
Pays d'Origine : Mexique


Les années 50-60 regorgent de films fantastiques à l'ambiance gothique. Les européens avaient les studios Hammer ou encore les films de Mario Bava, les americains avaient les films de Roger Corman...Et les mexicains n'étaient pas en reste non plus! Momies aztèques, robots, vampires...Tout y est passé. Les Larmes de la Malédiction s'inspire de personnage de La Pleureuse, légende mexicaine datant des aztèques et connaissant un bon nombre de variantes.



Mais Les Larmes de la Malédiction s'inspire aussi des succès cités plus haut, envoyant des clins d'oeil vers Dracula ou Le Masque du Démon, tout en développant une identité propre grâce à un mythe qui nosu est globalement inconnu. La scène d'introduction, très réussie (malgré un type au rire énervant!), nous plonge directement dans cet univers tout plein de brumes, de marécages, et surtout d'un vieux manoir habité par une femme mystérieuse et son unique domestique balafré. L'apparition de la Pleureuse est particulièrement impressionnante, avec ses yeux étranges (les maquillages sont excellents) et ses trois molosses tenus en laisse, dans le brouillard. Visuellement, le film est splendide. Et si le rythme ralentit par moments, son esthétique rattrappe ces petites errances inévitables après un début aussi fort. Il sera question de sorcellerie, d'une forme de vampirisme, de possession...Les Larmes de la Malédiction regorge de passages forts, comme l'apparition de la Pleureuse dans un miroir, ou encore la découverte du cadavre à la cave. Ces scènes marquantes et le mélange d'ambiance gothique et de folklore mexicain fait son effet et nous rend plus tolérant, vilain public actuel que nous sommes, vis-à-vis de quelques imperfections ou effets particulièrement datés et naïfs (la sorcière en surimpression, c'est kitchou, quand même). D'façon, les films ça vieillit pas, c'est le public qui vieillit.

Les Larmes de la Malédiction fait probablement partie de ce que la vague de cinema fantastique mexicain de cette époque a produit de mieux, grâce à un scenario intelligent, un visuel fort et des influences intelligemment utilisées.

Note finale : 8/10 

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