
Titre : L'Enfant du Cauchemar (The Dream Child)
Réalisateur : Stephen Hopkins
Année : 1990
Avec : Robert Englund, Lisa Wilcox
Genre : Fantastique, Horreur
Freddy est de retour, encore et toujours. Après un quatrième épisode au scenario ridicule mais avec quelques meurtres rigolos vers la fin, c'est cette fois au tour de Stephen Hopkins (Predator 2) de ramener à la vie le tueur au chapeau pourri, au pull rayé et aux ongles longs.
Et même après avoir vu le film, on ne sait pas trop comment il s'y est pris pour le faire revenir. On peut comprendre qu'Alice, l'héoïne survivante du précédent, le fait revenir car elle n'arrive pas à l'oublier. C'est flottant, mais au moins cette fois, ce n'est pas de la pisse de chien qui le rescussite. Bien que plus sobre, le scenario de ce cinquième film ressemble quand même à du gros n'importe quoi : Alice est enceinte, Freddy veut devenir ami avec le foetus en allant le voir dans ses rêves...Bon. Au moins, on revient sur une partie d'histoire découverte dans le troisième, le très fun Les Griffes du Cauchemar : le viol de la mère de Freddy par des dizaines de malades mentaux. D'ailleurs, le troisième film avait la bonne idée de revenir un peu sur les acquis du premier, et c'est ce qui rend le cinquième plus intéressant aussi : ce retour à des éléments d'un épisode passé. On note aussi que, tout comme dans Les Griffes de la Nuit de Wes Craven, Freddy utilise ici les enfants pour se venger des parents. Le ton du film est plus sombre et sérieux , et hélas, les morts se font rares, très rares (trois victimes au final, seulement). Heureseument qu'elles sont plutôt originales et mémorables et permettent au film de se démarquer visuellement. Un film moins cartoonesque n'aurait pas été un mal, si seulement Freddy arrivait à inquiéter. Mais il ne provoque jamais la moindre angoisse, la moindre peur. Le personnage est hélas toujours réduit à baragouiner quelques répliques incompréhensibles en VF et perd encore un peu plus de son aura. 
Quel dommage alors que le scenario comporte son lot de stupidités que l'on a du mal à avaler : les habitants de la rue Elm sont soit très cons soit amnésiques pour, au bout de 5 fois, toujours ne pas comprendre ce qui se passe. Et ces jeunes gens, qui, au fur et à mesure des films viennent se faire charcuter les uns après les autres, ont tendance à s'endormir un peu facilement (au volant, à la piscine, pas de soucis), sans trop de raisons, jouent décidément vraiment mal. Juste un prétexte pour que Freddy vienne balancer ses vannes, conformément à ce qu'est devenu le personnage avec le temps, et en total désaccord avec le ton plus sombre que semblait vouloir donner Hopkins au film. Et si, au final, la réalisation efficace et l'inventivité des morts permettent à L'Enfant du Cauchemar de se laisser regarder plus facilement que le quatrième, il ne dépasse pas le statut d'énième suite sympathique, certes, mais bourré de défauts.
Note finale : 6/10