
Titre : Burger Kill (Drive Thru)
Réalisateurs : Brendan Cowles, Shane Kuhn
Année : 2007
Avec : Leighton Meester, Nicholas D'Agosto
Genre : Slasher, Comédie (volontaire?)
Y'a des titres qui sonnent bien mieux en français. Comme Burger Kill, vachement plus fun que Drive Thru, le titre original. Ouais, mais un jeu de mot à deux balles suffit-il à faire un bon film? Ahem. Pire : un jeu de mot à deux balles suffit-il à faire un bon slasher, genre codifié à mort et devant, presque par définition, être stéréotypé et stupide? Ahem, ahem. Peut être que parfois oui, mais ce n'est pas le cas avec Burger Kill.
Si seulement le tueur était un burger. Mais non. C'est un clown (ouais, comme Ronald) venu des enfers, tellement balaise que ses mouvements sont passés en accéléré avec une sorte de metal industriel dégueulasse en fond. Pourquoi pas, après tout. Mais il aurait fallu que les meurtres soient au moins un minimum cools à regarder, que ça gicle, que ça charcute...Et bien non, ou très peu, on voit en fait assez peu de morts en "direct" et on est bien loin d'un quelconque début d'originalité (ok, c'est marrant le mec coupé en deux à la fin). Peut être que Burger Kill se rattrappe avec ses personnages? Encore raté. Le pire du pire nous est infligé, tous sont plus clichés les uns que les autres, les acteurs sont tous horripilants (entre une echappée de Gossip Girls qui a un poster Blink 182 dans sa chambre et le héros de Destination Finale 5, faites votre choix...) et les répliques dramatiques...A ce sujet, on retiendra un magnifique "quand tu meurs seul, personne ne peut t'entendre hurler" laché par un croque-mitaine au secret tout droit sorti des Griffes de la Nuit de Wes Craven. En effet, très vite, on apprend qu'il tue les enfants d'un groupe d'amis qui lui auraient probablement fait subir une crasse...Oui, comme Freddy. Et comme Freddy, il essaye d'avoir quelques phrases rigolotes à balancer de temps en temps, mais ça ne marche pas des masses. Bref. Comme prévu, Burger Kill c'est tout pourri, tout laid, tout mal fait. Mais on ricane quand même une fois ou deux, sans trop savoir si c'est l'effet voulu, et la naïveté du film le rendrait presque sympathique.
Donc non, Burger Kill ne dépasse pas le stade du jeu de mot prometteur. Mais au moins, ce film sans prétentions arrive à nous faire ricaner par moments, et c'est tout ce qu'on lui demande.
Note finale : 3,5/10